Chose faite le matin, vers 8h00 – heure locale car chez nous il est 9h00 le 22/10/25.
Décalage horaire remarqué par Alex….qui lui continue de bosser. Starlink nous aide bien !
Cette journée est ensolleillée, avec mer plate, et vent 8-10 noeuds mais navigation au pré, obligation de tirer des bords.
Dom nous prépare une paella revisitée 😉 pour le soir avec une tarte pomme nutella en dessert, un master chef !


Dans mon quart de nuit, le vent s’est levé à 12-15 nœuds pour une navigation au largue. Je demande au routeur les waypoints pour rejoindre les canaries avec un minimum de vent car on constate sur les données météo qu’il faibli près des côtes marocaines.
Je vais me coucher…levé midi ! ouah, je devais être plus fatigué que je voulais l’admettre 🙂
Croque Monsieur et bananes flambée au repas (elles étaient trop mûres pour être mangées nature) !

ALex se met au travail et Dom récupère. On se dirige à 5 nœuds vers notre destination.
Après le repas, on s’installe devant GOT saison 1….et on établit les quarts de la nuit.
Vers 2h du matin, une alerte pour Alex qui est de quart. Un cargo s’amuse avec lui, il allume et éteint son AIS. Pile en face de nous, il faut changer de cap.
Un problème, l’installation d’ une retenue de bôme réalisée hier après-midi. Nous sommes moins manoeuvrant, puisque
limité à tribord amure. La libérer d’un seul coup, pourrait engager le cordage sous les panneaux solaires et un écart de cap soulever l’ensemble !
Je donne donc l’ordre de la couper a raz de bôme si impossible a décrocher.
Le vent est proche des 15 nœuds, avec une houle de 1.5m et du courant …difficile de se tenir debout sans
s’accrocher aux murs 🙂 …les mollets sont sollicités…Par contre, nous naviguons au portant à presque 9 nœuds,

2 ris dans la GV et solent réduit. Un peu trop sécure mais on ne veut plus de problème.
J’attends la levée du soleil qui reste pour moi moins beau que le coucher.
A noter une nuit noire , pas de lune visible mais un grand ciel étoilé.
Niveau des batteries de service à 59%. Il y a donc eu surconsommation liée je pense à l’oubli d’éteindre la STARLINK et au pilote qui nous guide magistralement vers les Canaries.
Dom a quitté sa chambre arrière babord pour celle de Xavier absent a cause du bruit perpétuel du pilote auto.
Je pense qu’on va essayer l’hydrogénérateur si la météo se calme un peu, vu l’équilibre nécessaire à l’arrière du bateau. On espère que les ajustements faits sur ses poulies de renvoi pour le descendre et le remonter avec les sécurités en place fonctionneront. Sinon, on utilisera les moteurs pour recharger le parc de batteries, qui ont été arrêtés depuis la sortie de Gibraltar.
Il est 4h00 AM, il nous reste 2/3 du chemin a faire pour les Canaries.
Si la météo est comme cette nuit, il faudra encore 4 nuits pour atteindre l’objectif : Graciosa, réserve naturelle, au nord de Lanzarote, et dont le mouillage nécessite une autorisation.
Il ne fait pas froid dehors (plus de 18°) mais l’humidité est pénétrante.



Après le petit déjeuner « light » cause on grignote dans la nuit pendant les quarts, on remarque un bilan énergétique à 46%.
Je décide de mettre l’hydrogénérateur. Dom s’y colle…

Une journée sans vent, avec une petite houle qui se termine au coucher de soleil par la prise d’une bonite. Je n’y croyais pas…le changement du leurre cet après midi a porté ses fruits. Repas de demain presque assuré car elle n’est pas énorme…

Après le repas, j’attaque le premier quart. Il faut se battre avec les cargos qui allument et éteignent sans cesse leurs AIS. Un jeu pour eux ? Pas pour nous !
Avec les 5 nœuds de vent, le courant et la houle, la bôme claque et le solent vire tout seul.
Je dois prendre un cap pour les éviter et donc dévier notre route. Mais aussi lâcher la retenue de bôme pour empanner ou virer de bord.
Ce matin 8h00 du 25/10/25, temps très nuageux et pas de vent.

On tire des bords avec le gennaker mais rien a faire…on avance pas ….
On met les moteurs, cap au 220 : les canaries.
Heureusement Dom nous prépare ses crêpes suzettes….on sort le nutella et la confiture de maman…ca remonte le moral…


Vers 16h, nous affalons le gennaker pour le ranger dans son sac. Le vent passe à 16 nœuds, mais de face ! Une houle de 1,8 mètre. Nous croisons un Outremer 55. Pilote en mode vent, cap au près très serré, avec un vent à 16 nœuds, nous dérivons vers le Maroc malgré les deux dérives abaissées. Un autre bord sera nécessaire, la route directe vers les Canaries est impossible.


À la tombée de la nuit, on reprend nos quarts après un épisode de GOT téléchargé sur le cloud d’Alex. Starlink fonctionne bien malgré quelques zones qui semblent non couvertes. Toujours pas de lune, mais un ciel rempli d’étoiles.
Je profite de mon quart pour écrire ce blog et prévoir nos prochaines escales.
En ce moment, nous projetons un mouillage dans la « réserve naturelle » de Playa Francesca (GRACIOSA) après notre arrivée aux îles Canaries. Ensuite, nous passerons une nuit au port de LANZAROTE (Marina proche d’Arrecife ou Puerto Calero plus au sud). Un peu d’avitaillement, et nous retrouverons Xavier à Fuerteventura avant le départ de sa famille (Marina Corralejo).
La matinée file rapidement, et après le repas… une petite sieste chacun à son tour. Le vent reste faible, avec un maximum de 9 nœuds, alors on a enlevé les ris et déroulé le solent.
Le reste de la journée ….pas de vent, pas de vague, peu de courant….une mer d’huile.

Nous avançons au moteur, avec une vitesse fond de 4.2 nœuds, et il reste encore 120 NM à parcourir. Demain s’annonce encore pire selon toutes les prévisions météo consultées.
Je suis de quart de 4h à 7h du matin, lever de soleil magnifique mais pas de vent. Je dois laisser les moteurs en marche si nous voulons arriver aux îles Canaries au plus vite. À 7h, on découvre la luminosité du jour…

Cette journée va être encore plus calme. Un maximum de 7 noeuds pour nous pousser sur l’île Graciosa. Du coup, on pêche…une Dorade Coryphène que l’on mangera le soir même.
Un gros problème est apparu en fin de matinée : le réservoir principal d’eau est presque vide. On se demande comment c’est possible… Ce n’est pas croyable ! Pourtant, nous avons fait très attention. On vit dans des conditions transat… Et finalement, nous avons découvert le coupable : ce n’est pas le réservoir qui fuit, mais le WC bâbord qui se remplit avec de l’eau douce au lieu de l’eau de mer, contrairement à celui de tribord. Et pourtant, le plombier m’avait confirmé en juin dernier que les deux WC utilisaient la pompe à eau de mer pour le lavage et le rinçage de la cuvette. Prochain travail, brancher une pompe eau de mer sur ce wc afin d’économiser l’eau douce.
Je rassure l’équipage et propose de remplir le réservoir avec le dessalinisateur.
Problème, il se met en alarme ! Bon sang, cela fonctionnait en juin dernier. Je prends le téléphone et appelle mon plombier sur LGM…grâce à STARLINK et whattsapp. En visio, je réalise une opération de rincage du filtre et je reprends la procédure pour dessaler l’eau de mer et remplir notre réservoir. Cela fonctionne…le filtre devait être obstrué et le manque de pression empêchait la bonne marche du dessalinisateur.
En 3 heures, moteurs allumés, nous avons rempli plus de 75% du réservoir. c’est vraiment top.
En fin de journée, nous apercevons au loin des globicéphales. Impressionnant…

Je décide de mettre le cap à l’ouest de l’île Alegranza, pour éviter de me retrouver en pleine nuit parmi les îlots non balisés menant à notre Playa Francesca de l’île Graciosa. C’est une zone protégée et naturelle, et le seul endroit où le mouillage est autorisé après envoi d’une demande d’autorisation.


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