Nous quittons ESPALMADOR pour l’Espagne. Vent faible à moins de 8 noeuds, limite travers. Les moteurs sont remis pour maintenir le bateau à une vitesse de plus de 4 noeuds.
RECIT D UNE NAVIGATION TRES FORMATRICE
En fin de journée, Xavier décide de nous faire des hamburger et moi des frites. Le repas fut excellent.




21h30 nous quittons la bouée d’ESPALMADOR. Encore une sortie de nuit ! le but, rejoindre Malaga ou nous devons retrouver le fils de DOM.
SUR LA ROUTE VERS MALAGA
La nuit est calme. Au lever du jour, DOM décide de mettre les cannes à l’eau.
Soudain la canne d’Alex vibre et le fil se déroule : une belle dorade coryphene . En méditerrannée, étonnant !




DOM me montre comment vider ce poisson, et on tranche des filets pour le repas de midi.
Rien à voir au congelé de CABESTO 🙂
Vers 10h on sort le Gennaker car au portant avec 10 noeuds établis, cela va le faire.
Et puis la jauge gasoil commence a baisser.
Vers 14h, on vient me chercher car le vent commence a dépasser les 16 noeuds, limite pour laisser tout dehors le gennaker.
On l’enroule après avoir fait de jolis surfs a 9 noeuds.
Mais le vent continue de monter, le gennaker se déoule en partie haute pour se déchirer sur la chute.
Avec Xavier et Alex, Dom au commande, un vent de face à près de 35 noeuds on arrive finalement a le ranger sur le filet dans son sac.
La pluie arrive, les éclairs brillent au loin, et avec une position entre 2 tourbillons cycloniques cela nous oblige a prendre un autre ris, le deuxième.
Et les problèmes s’enchainent… un boot flottant s’est glissé dans l’hélice du moteur tribord. Sûrement attrapé dans la nuit. Nous n’avons plus qu’un moteur.
Entre temps, j’attends un plouf ! la passerelle tombe à l’eau….heureusement maintenue par un petit fil sur le taquet arrière. Je la remonte à bord.
Beaucoup d’évenements donc dans cette après midi qui avait pourtant bien commencée.
Je fais un point météo, et cela ne semble pas évoluer vers l’accalmie. On verra car on était loin des prévisions. Les quarts débutent.
On scrute tous le ciel avec ses éclairs au loin et la pluie cesse pour donner un vent stabilisé à 15 noeuds. Sous solent réduit et 2 ris dans la GV
on espère passer une bonne nuit.
Le jour se lève et grande surprise, 2 calamars sur le pont du bateau.

Bon départ pour une paella 🙂
Ciel gris et 15 noeuds établis. On s’y fait…
Cela ne dure pas puisque sur les côtes espagnoles ou nous allons, une dépression est attendue avec plus de 30 nœuds et une forte houle 2 mètres (inondation sur Alicante)
Après le repas, je prends la météo, et demande confirmation au routeur à terre. Il valide, et nous donne des waypoints a chercher pour éviter la tempête.
Le vent monte rapidement à 20 nœuds au portant, mais avec 1 seul moteur, dur de se mettre face au vent dans une forte houle. Cela me rappelle un peu Minorque (avec mon premier bateau)….
L’équipage assure, on réalise le virement de bord vers Malaga et on prend un ris de plus avec réduction à 50% du solent.
Le vent continue de monter …on arrive à 28 nœuds ET au milieu d’une route empruntée par les cargos, a plus de 10 nœuds de vitesse Il faut en plus les éviter…

Après tout cela, je regarde la console mesurant l’énergie disponible dans le bateau… 67% avec 25% de gasoil disponible sauf réserve.
ET oui ! le solaire c’est bien quand il y a du soleil…
On va diner et les quarts vont commencer…
Des oeufs « facon équilibriste » avec la ratatouille de maman….un délice
Vent arrière à presque 30 nœuds en rafale…tout nouveau pour moi avec un bateau qui grâce aux vagues dépasse les 11 nœuds.
Notre pilote B&G est un chef…heureusement qu’il est la …nous sommes tous dans le carré, il pleut dehors…
Je reprends mon quart, Xavier me raconte l’aperçu de 16 AIS sur le traceur de carte, et avec Dom nous constatons un surf a 15 nœuds, incroyable, du jamais vu pour moi.
Il est 5h00, 48% électricité…dure loi de l’équilibre entre charger les batteries et vider le peu de gasoil restant sur un moteur pour les recharger par l’alternateur.
On aperçoit les côtes espagnoles par les éclairages des villes.
Au lever du jour il faudra utiliser une jerrycan de gasoil, et mettre les moteurs pour charger.
CANDADO BEACH
Il est tard, au moins 2h du matin et il faut mouiller dans une zone inconnue, éviter les cailloux, et se mettre face au vent pour descendre l’ancre. Alex s’en charge. Il assure ! Nous sommes devant un petit port à quelques 10 Mn de Port BENALMADENA;
Prochaine étape, enlever le boot dans l’hélice tribord. Cela se fera le lendemain matin (moins de houle, de vent latéral).


Malgré leurs déterminations, impossible d’enlever le boot coincé dans l’hélice après le joins spi.
PUERTO BENALMADENA
Il nous fallait un plongeur….et BEN, le fils de DOM , s’est proposé pour essayer (il est jeune, sportif avec une capacité pulmonaire impressionnante et qui a un bon niveau de plongée). On doit le rencontrer au port de BENALMADENA SAUF que ce dimanche, c’est la fête nationale qui dure 2 jours, et que la capitainerie refuse l’accès de mon bateau. Malgré tout, on mouillera devant l’entrée du port et on ira le chercher en annexe.

Dans l’après midi, il essayera mais impossible, le morceau de corde présent entre l’arbre et l’hélice est impossible a enlever.
17h30, je pars accompagné d’Alex en annexe à la Capitainerie pour réclamer une place que nous finissons par obtenir en expliquant nos problèmes.
Pour se remettre des émotions de la journée, on passe par les douches du port, et on va diner dehors !

Par miracle, nous arrivons a prendre rendez vous avec un plongeur pro qui connait le problème et qui se propose même de démonter l’hélice afin de retirer le morceau de corde restant.
Malheureusement , une vis tourne sur elle même, et donc impossible !
Seule solution , SORTIR le bateau pour démonter l’hélice proprement.
Nous avons des adresses de ports susceptibles de lever des catamarans de notre taille et j’envoi des mail pour connaitre leurs disponibilités . Je compte les appeler demain.
Nous profitons de ranger le bateau, de faire de la lessive, et de réparer le gennaker….en attendant notre sort….et puis on complète notre avitaillement dans une marina fort sympathique.






Bonne nouvelle ! j’ai trouvé un port, puerto SOTOGRANDE, qui va nous recevoir pour la réparation. Espérons seulement que le moyeux ne soit pas endommagé..
Nous partons cette après midi pour SOTOGRANDE;
Xavier, notre équipier, a du nous abandonner, car nous avons pris du retard, et il ne pourrait pas accueillir sa famille aux Canaries à temps. On le récupérera sur Fuerteventura.
Ce soir ambiance plus détendue, et un très bon repas après la première utilisation de la machine qui met sous vide…



Demain matin 6h, nous arrivons à Puerto Sotogrande, pour arranger tout cela…je l’espère…
PUERTO SOTOGRANDE
Mais la capitainerie n’ouvre qu’à 8h pour nous enregistrer, donc 3h de virements de bord pour éviter de rentrer de nuit dans un port inconnu avec 1 seul moteur. En arrivant, les anchois étaient ravis de nous voir 😉

Vers midi, on amène le bateau sur l’aire de sortie d’eau…beaucoup de stress car c’est la première fois que Newlife sortait de l’eau avec ce type de grue.


Puis on décide tous d’aller manger au sein de cette marina, magnifique. C’est un petit MARBELLA !












Vers 16h, on m’informe que l’hélice sera démontée demain matin pour retirer le boot…
Le soir, DOM nous prépare des pâtes au roquefort et on va se coucher.
Le verdict est tombé, il faut changer la pièce et donc la commander. Nous sommes jeudi soir, le chantier ferme vendredi 16h…je crois sauf miracle que nous sommes bloqués jusqu’à lundi soir, donc départ pour GIBRALTAR le mardi matin. On récupérera le gennaker réparé lundi soir, sauf problème.
Pendant ce temps, on bricole sur le bateau. Il sera parfait pour attaquer notre périple.
- on enlève les emballages carton (propice aux cafards en milieu humide)
- les bidons d’essence passent à l’avant car rangés au départ à l’arrière, devant les moteurs.
- on remplace les attaches du cable inox côté pilote car rouillées au possible
- on attache un boot à l’ancre secondaire, de manière à être prêt en cas de défaut du guindeau ou rupture de l’ancre principale.
- on arrange le blocage des portes qui se ferment en navigation par forte houle.
Après un week-end pénible, j’apprends ce lundi 20/10/25 à 9h qu’ils ont reçus le moyeux de l’hélice. Les mécaniciens sont efficaces, et nous avons reçu la voile réparée.
A 14h00 nous sommes dans « l’eau ». Quelle joie !
Puis nous allons prendre place à l’entrée du port, place visiteur, et nous partons grignoter une pizza pour fêter cela. A 4h du matin, nous prenons le cap de Gibraltar.


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