Ce lundi 13 Avril 2026, départ sous un ciel gris et pluvieux de La Grande Motte.

A 8h30 nous passons prendre Quentin, pour un départ de l’aéroport de Montpellier vers Paris.
À Paris, nous récupérons Dominique avant d’arriver vers 18h45 à Pointe-à-Pitre. Quelques courses pour le grand vol….



Tout s’est bien passé, nous avons pris un taxi jusqu’à la Marina Bas du Fort, où notre bateau nous attendait au quai n°6, pour un trajet à 60 euros !
Comme je suis arrivé avant 20h00, j’ai pu faire confirmer mon avitaillement effectué par internet la semaine précédente. En plus, bonne nouvelle, mon hydrogénérateur est réparé et déjà installé sur le bateau.
Dans le bateau, il a fallu ranger nos affaires et le bazar laissé par l’électricien. Après quelques recherches, tout fonctionne : les prises, les lumières, le frigo, le congélateur…Avec cette chaleur humide, nous allons grignoter un morceau à la Marina.

Planteur obligatoire pour les habitués 🙂
Une remarque, c’est la fin de saison, et beaucoup de bar sont fermés.
Retour au bateau vers 23h30 et tout l’équipage se couche.
Demain, journée avitaillement !
Le 14/04/2026, livraison vers 10h00 de notre avitaillement, qui nous a pris toute la matinée à ranger !
Petite sieste, puis nous irons tenter de dénicher les produits en rupture chez Carrefour dans la marina, surtout les citrons !
La journée du 14/04/2026 s’est bien terminée. Un restaurant sympathique, ti punch, accras de morue avec de bons petits plats, et surtout, on a pu récupérer 4 citrons que la patronne du bar nous a vendus. Incroyable : pas de café soluble, pas de citrons dans une telle marina…
Le 15/04/2026, comme souvent, réveil au lever du jour et préparation pour le départ. Ce matin, il y avait de l’eau, donc remplissage des réservoirs. Vérification des niveaux sur chaque moteur et dernières courses organisées par Quentin, qui est parti s’acheter une vapoteuse, n’ayant plus de recharge.

Vers 10h30 coupure d’electricité sur le quai 6. Génail….
Je vais régler l’eau et l’électricité, puis récupérer ma clearance de sortie à la Capitainerie pour un départ imminent… malgré un vent qui se lève, atteignant presque 17 nœuds au port. Ça promet d’être musclé ! J’appelle sur le canal 9 de la VHF le dockmaster qui viendra nous aider à quitter notre emplacement.
Nous avons assuré malgré ce vent fort. Direction le poste à essence ! On y arrive sans trop de problème. Le vent, proche des 18 nœuds, nous plaque au quai sans qu’on puisse y faire grand-chose. Quentin bondit sur le quai et nous attache par l’amarre tribord avant. Les pare-battages sont descendus un peu tard, mais heureusement, pas de dégât.

Nous faisons le plein de gasoil et d’essence pour l’annexe.
Vers 11h30, nous sommes dans le chenal de sortie. Le vent souffle encore plus fort avec le courant… Moteurs à fond pour éviter de quitter le chenal et racler le fond, nous avançons à peine à 2 nœuds !
À 12h00, nous tentons une approche de l’île de la Désirade en trois virements de bord. Ce n’est pas une réussite : le bateau avance à 3 nœuds, à 40° du vent, avec trois ris dans la grand-voile et le solent bien établi. Le mouillage à la bouée réservée dans la réserve naturelle est compromis. Nous n’arriverons jamais avant la nuit.


La mer est agitée avec des mouvements cassants de babord à tribord.
Dom, victime du mal de mer, et mes deux autres équipiers rougis par le léger coup de soleil de la journée, parlons du repas. Il est 16h00. Les cordons bleus feront l’affaire. Notre cuisinier est en pause…

Vers 18h00, je décide d’enrouler le solent, de centrer la grand-voile et de mettre les moteurs, cap sur la pointe des Colibris pour emprunter la passe entre l’île de la Désirade et la Guadeloupe, puis remonter vers Saint-Martin par la façade atlantique.
Le temps passe et la pluie nous rejoint vers 20h00, forte et persistante. Notre retour débute sous une météo peu clémente, mais l’équipage garde le sourire. Chacun, à son tour, profite d’une petite sieste.


Il me tarde d’être dans cette passe avec un vent qui promet d’être au largue, voire au travers. La nuit sera ainsi plus paisible. Le vent sous la pluis diminue progressivement et la mer devient moins agitée et cassante.
Vers minuit, nous entrons enfin dans le canal. Je coupe les moteurs et mettons le cap à l’ouest d’Antigua. La navigation se fera désormais au largue, quel bonheur !
Le bateau avance à une moyenne de 5 nœuds, avec quelques pointes à 7 nœuds grâce aux vagues et à une houle à fréquence plus large.
Le temps reste bien nuageux et les quarts de nuit se font naturellement….
Au lever du soleil, le vent reste stable à 15-16 nœuds, toujours avec un angle de 128-135°. C’est plus agréable et ça bouge moins.

Dans la matinée, je vérifie mes cales moteurs. Rien à bâbord, mais à tribord, de l’eau… beaucoup d’eau qu’il va falloir enlever. Je m’y attelle donc, en espérant, comme le dit Quentin, que ce soit l’eau de pluie de la veille qui ait pénétré à travers un panneau de pont moins étanche. En effet, DOM a goûté cette eau grisâtre… et c’était bien de l’eau douce.
Quatre grands seaux sous le moteur et deux autres sous ma cabine. Le niveau du liquide de refroidissement était correct et le réservoir d’eau du bateau encore bien plein d’après la jauge… Rien à comprendre si ce n’était pas dû à la pluie…
Nous mettons le cap sur Saint-Martin, avec un mouillage à Anse Marcel, faute de place au port qui m’a été refusée dans la journée.
Le soir précédant notre arrivée, Dom nous a préparé un excellent Mojito…
Le 17/04/2026 vers 9h00 nous apercevons l’île de Tintamarre.

En inspectant ma cale moteur, surprise : encore beaucoup d’eau au fond. L’inquiétude montait, eau salée ou non, problème avec la pompe d’eau douce ou celle d’eau de mer ? Le stress était bien présent… surtout pour moi. On vérifiera cela à notre arrivée sur Anse Marcel.
Le soleil brille davantage et la température reste agréable, autour de 28°C.
Mouillage ANSE MARCEL
Mouillage dans cette anse magnifique vers midi. Juste avant l’apéro, Quentin va enlever les coquillages accumulés sur nos hélices. En effet, j’ai remarqué une baisse de manœuvrabilité sous moteurs.
Je redescends à nouveau dans la cale pour vider l’eau et chercher d’où elle provient. C’est plus simple au mouillage qu’en pleine mer.


Pendant ce temps, Jean-Jacques prépare l’apéro et Dom s’occupe du repas.



Par la suite, je me prépare avec Quentin pour aller visiter Saint-Martin grâce à une voiture prêtée par l’amie de Manon, qui travaille à la Villa Hibiscus, à Cul-de-Sac, proche d’Anse Marcel.
« C’est dingue de tomber amoureux d’une fille (Manon) dont la meilleure amie (Celia) bosse près d’Anse Marcel. » (Quentin)


Grâce à sa voiture, nous sommes allés jusqu’à Marigot et avons complété l’avitaillement au Super U du coin.
Vers 19h, Dom est venu nous chercher en annexe devant la Capitainerie pour nous ramener au bateau.
Nous avons tous passé une nuit agréable, mais il fallait régler le problème de la fuite d’eau dans la cale moteur. Comme aucun mécanicien n’était disponible à la marina, nous avons dû nous débrouiller.
Le 18/04/2026, je passe encore du temps dans la cale à vider quelques seaux et, miracle, je finis par trouver la fuite. Le tuyau d’eau chaude était fendu sur 1 cm. Comment le réparer ici, à St Martin, sans magasin à proximité et sans voiture.


Heureusement, j’avais un raccord quick connect de la bonne taille dans mes pièces de rechange plomberie. Avant midi, la fuite était réparée, mais il ne restait plus que 10 % d’eau dans le réservoir et aucune possibilité de faire le plein sur la zone.
Trois bonnes heures de moteur pour ne pas vider les batteries avec le dessalinisateur ont résolu le problème.
Le stress retombé, baignade pour décompresser sous un grand soleil.



S’ensuit un bel apéro, un repas concocté par Quentin et une sieste pour profiter pleinement de la journée qui s’annonce.


De son côté, Dom nous a concocté une quiche du tonnerre pour le soir.


Demain dimanche, nous irons déjeuner avec Celia sur la plage privée d’Anse Marcel..
Vers 12h30, après avoir fait le plein de l’annexe et fermé le bateau, nous partons tous en direction du port d’Anse Marcel. Nous sécurisons l’annexe avec un bon cadenas, puis filons à la supérette du coin pour quelques achats. C’est dimanche, elle reste ouverte jusqu’à 19h, alors nous allons directement déjeuner à Anse Marcel Beach, en complétant nos courses au retour.

Dès notre arrivée, je tombe sur Nicolas, le DJ plagiste que j’avais rencontré avec l’équipe du transat aller. Super accueil : il nous installe face à la mer, les pieds dans le sable.
Nous attendons Célia pour le repas, en savourant tous un petit cocktail accompagné de calamars grillés.


Au menu, des plats extraordinaires, un BBC en dessert !


Un petit cocktail (ou 2) et un plat extraordinaire avec un BBC en dessert ! une tuerie cette après midi.
Sur le chemin du retour, Quentin caresse une tortue et nous passons à la supérette avant de reprendre l’annexe pour rejoindre le bateau au mouillage.

À bord, nous attachons solidement l’annexe car nous partons demain matin, vers 5h30, en direction de Road Town (Tortola), à plus de 70 NM de notre position. Le vent s’annonce modéré au portant. Douze heures devraient suffire !
Il ne reste plus qu’à régler notre problème de connexion internet, car Starlink est en panne depuis 72 heures. Il s’agit d’un souci de câble que je compte bien résoudre aux îles Vierges. Avant tout, un appel en métropole vers 3h30 heure locale pour discuter du problème avec mon revendeur Starlink.
Avec Quentin, nous avons malgré tout opté pour une e-SIM afin de rester en contact à un prix raisonnable dans ces îles anglophones et avec nos familles.
Eh oui, malgré une préparation de presque deux ans pour avoir un bateau fiable pour cette TRANSAT, il y a toujours un grain de sable dans les rouages.
Départ pour les B.V.I. ( British Virgin Islands )
Le 20/04/2026 à 16h00, nous quittons Saint-Martin. Tout le monde sur le pont !



Avec un vent arrière de 12 à 15 nœuds, le bateau avance sous 2 ris à plus de 5 nœuds, avec quelques pointes à 7 nœuds.
Je continue à communiquer avec le service Starlink, mais rien ne fonctionne ! Le montage et le câblage semblent corrects, mais il n’y a pas de connexion internet. J’ai trouvé à Tortola un revendeur Starlink et je lui ai envoyé un message pour dépêcher un technicien sur le bateau dès notre arrivée. On verra bien….
Le bateau n’est pas secoué, assez confortable. La nuit tombe, et après avoir passé Anguilla, quelques bateaux suivent la même route. Le coucher du soleil et les nuages sont magnifiques.




Quentin décide de nous préparer des pâtes bolognaises pour le repas. Soudain, panne de gaz ! Pas le choix, avec l’aide de l’équipage, je dois sortir la bouteille de gaz BUTANE 13 kg pour la brancher au système du bateau.

Tout fonctionne ..très rapidement et Quentin continue sa cuisson 🙂 Un régal …
La nuit n’a pas été agité, calme dans l’ensemble avec quelques AIS a surveiller. Il y a du monde autour de nous. La prise de quart se fait naturellement.
Au lever du soleil, sans réseau ni aucun moyen de communiquer, il a fallu se rapprocher de la côte. J’ai alors pu envoyer un email à un prestataire Starlink, qui m’a répondu dans l’heure pour organiser une visite sur le bateau. J’étais ravi.
Un dernier empannage nous conduit devant Salt Island, où nous affalons les voiles pour rejoindre l’entrée du port. Deux bonnes heures au moteur, car le vent est bien tombé, autour de 4, 6 à 8 nœuds.
Bonne nouvelle, la marina VILLAGE CAY me confirme par email une place disponible au port, mais pour une seule nuit et seulement après avoir effectué notre clearance d’entrée sur l’île.
D’après Navily, une application maritime, les services de douane, d’immigration et les autorités portuaires se trouvent près des ferries.
Nous mouillons à quelques mètres des ferries et je hisse le drapeau jaune. Avec Quentin, nous partons chercher un ponton pour amarrer l’annexe et trouver ces bureaux. Il est 14h30. Pendant ce temps, DOM et Jean Jacques prépare le bateau pou rentrer au port.


De retour au bateau vers 16h30, un appel sur les canaux VHF 16 puis 71 nous annonce, un marinero nous amarre le long d’un catway. J’en profite pour contacter le technicien Starlink afin de lui confirmer notre arrivée.


Nous faisons le plein d’eau pour prendre ce soir une bonne douche.
À son arrivée, le technicien effectue des tests et le verdict tombe : l’antenne serait grillée. Il faut racheter un kit Starlink, et vite !
Il repassera vers 18h avec une antenne toute neuve, une STARLINK mini qui permet de communiquer en transatlantique.
Notre enthousiasme est vite retombé en découvrant qu’elle utilisait une prise américaine de 110 V. Le technicien a promis de revenir demain entre 8h et 9h avec un convertisseur pour installer l’antenne. Nous restons confiants.
Petit repas de tacos et hamburgers près de la Marina, avec un coucher assez tôt car nous sommes tous un peu fatigués.

Après le café du matin, en ce 22/04/2026, Quentin et Jean-Jacques sont partis en ville pour faire quelques courses et compléter notre avitaillement. De mon côté, j’attends le prestataire Starlink, prévu entre 8h30 et 9h, avec une antenne et, espérons-le, un adaptateur, car cette antenne ne fonctionne qu’en 110 volts.
Le technicien nous fera faux bond et on ne le verra pas de la journée.
Dom me précise qu’il serait bien de rajouter trois bidon de 20 l de Gasoil pour notre traversée, ce qui porterait à 6 × 20 l , notre quantité de Gasoil en réserve.
Ne voyant pas arriver le prestataire, qui ne répond ni au téléphone ni à mes messages, je pars avec Jean-Jacques chercher un ship pour ce qui nous manque, et nous en trouvons un non loin de notre emplacement.






L’après-midi, Dom et Quentin restent au bateau, tandis que Jean-Jacques et moi allons au magasin du prestataire, où nous ne trouvons personne, la porte étant close.
Sur le chemin, on se prendra un petit cocktail fort sympathique

Il devient de plus en plus probable que nous ne pourrons pas utiliser l’antenne Starlink pour communiquer avec nos familles, et ça me déçoit. Mon plan B IridiumGO doit être activé. Il faudra rassurer nos familles et communiquer avec notre routeur !
Heureusement une petite pizzeria, découverte dans l’après-midi, va faire notre bonheur au soir de notre dernier repas sur Terre avant quelques jours. Auparavant, un petit cocktail à notre marina…



Sur le chemin du retour, un bar musical bien animé…

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