ISLA GRACIOSA
Ce matin , 10h00, arrivée à la playa Francesca.







Petite baignade et travail…



Pas grand chose a faire…baignade et sieste, voilà le programme de cette journée.
Le bateau est ancré sur un fond sableux, à une profondeur de 10-12 mètres. Nous sommes entourés de catamarans, dont deux Outremer 55. La nuit promettait d’être calme, mais non, le bateau a dérapé à deux reprises à cause de la marée et du courant. J’ai donc passé la nuit dans le carré.
A 8h, nous quittons cette plage pour le port de Corralejo, lieu ou Xavier et sa famille nous attendent, au nord-est de FUERTEVENTURA. La réservation de la place au port est TRES COMPLEXE. Pour la réservation dans les ports publics des iles canaries, il faut s’enregistrer sur une plateforme puertoscanarios.es , obtenir des identifiants et passer par une application pour faire les demandes de place au port.
Sans autorisation WEB d’entrée, on reste dehors !!
En 3 heures, j’ai pu obtenir l’application, les codes et la validation de notre place pour moins de 60 euros la nuit.
Nous naviguons au près serré (44°), avec un vent de 14 à 17 nœuds et une houle de travers… pas très agréable. Le repas a été simple : des nouilles chinoises avec un peu de fromage. La façade ouest de Lanzarote, que nous longeons en direction de Fuerteventura, a un aspect lunaire…




PUERTO CORRALEJO -FUERTEVENTURA
À 19h00, après le coucher du soleil, nous avons pris place au port. Un gardien nous attendait et nous a aidés à amarrer notre bateau. Cela faisait plusieurs jours que nous n’avions pas posé pied à terre… Avec Dom, je titubais, tandis qu’Alex, lui, tenait bon.
Xavier et sa famille nous ont rejoints au bateau, et nous sommes tous allés manger un morceau au bord de la mer. Après le repas, Xavier nous a fait explorer les rues animées de cette ville pleine de vie. Impressionnant !








Après une bonne nuit de sommeil, je suis parti à la capitainerie pour demander de rester une nuit de plus.







L’officier du port m’a expliqué que nous avions de la chance, car il refuse généralement les bateaux de notre taille, le ponton prévu étant en travaux. L’emplacement que nous occupons ne serait pas adapté si la météo était mauvaise. Finalement, pour 28 euros, j’ai pu conserver notre place jusqu’à demain midi.
Pendant ce temps, Alex et Dom nettoyaient le bateau et faisaient le plein en eau. Un peu avant midi, nous nous sommes dirigés vers un bazar chinois pour compléter l’équipement du bateau.






A 15h00, pause avec apéro au bord de l’eau et repas avec quelques tapas.





On termine cette journée par un avitaillement à l’Hyperdino du coin avant de retourner au centre-ville pour savourer un cocktail accompagné de quelques patatas bravas 🙂

Demain, je grimperai au mât pour résoudre le grincement de l’écoute de solent. Ensuite, départ de Corralejo vers l’île de Lobos où nous déjeunerons avant de mettre le cap sur la Marina Rubicon à Lanzarote. C’est ici que Xavier va nous rejoindre pour continuer notre parcours dans les îles Canaries.
Mais les choses ne se passent pas toujours comme on le voudrait.
Ce matin, avec la drisse de GV, je suis monté au mât pour graisser la réa de l’écoute de solent qui faisait du bruit. Cependant, le moteur bâbord a affiché une erreur au démarrage, nous l’avions allumé pour compenser la décharge des batteries due au winch électrique. Panique générale… Dom appelle Val et moi Julien, deux experts de chez Volvo. Le problème vient de notre alternateur : il ne charge plus, ce qui fait que le MDI, le boîtier électronique du moteur, affiche un message d’erreur. Nous avons besoin d’un professionnel sur place pour tester et réparer. Dom en profite pour vérifier l’huile d’embase. Et là, c’est la catastrophe !!!
De l’eau a traversé le joint spi, l’huile d’embase est devenue blanche ! Il faut démonter l’hélice et changer ce joint ce qui signifie sortir le bateau de l’eau une nouvelle fois. Adieu Isla Lobos. J’essaie de contacter la Marina Rubicón pour voir si le varadero sur place peut soulever notre bateau, et surtout savoir quand ils pourront le faire. Le problème de l’alternateur est devenu secondaire…sans réparation, le bateau est bloqué.
La chance semble enfin tourner lorsqu’ils m’annoncent par téléphone que la grue sera disponible à 15h. Nous quittons donc Puerto Corralejo sans tarder, espérant être dépannés rapidement.
MARINA RUBICON – LANZAROTE

Nous arrivons vers 13h à la Marina…elle est magnifique. Enregistrement à la capitainerie, plein d’essence et passage dans la fosse pour que la grue lève le bateau. Cç passe juste, le bateau fait 7.15m de large et la fosse ne doit pas dépasser 7.50m.
Le bateau levé, les marineros sur place sont incroyables… Ils s’attaquent le travail rapidement, espérant nous remettre à l’eau. Mais en vain, l’axe de l’hélice entrant dans l’embase est rayé… Remonter cet axe avec un nouveau joint risquerait une nouvelle entrée d’eau. Le responsable me rassure en m’expliquant qu’un tourneur-fraiseur va résoudre le problème et que lundi soir le bateau serait à l’eau.


Encore 3 jours bloqués sur une aire de carénage…la punition devient sévère…tout cela pour un fil de pêche pris dans l’hélice.
A côté de ces problèmes, j’ai constaté une erreur dans le système MASTERVIEW , une carte électronique doit être changée…
La coupe est PLEINE !!!!
Nous décidons alors de nous promener en ville pour nous changer les idées.
Après une bonne nuit de sommeil, direction la playa dorada….magnifique






Ce dimanche 2 novembre (1 mois dèjà que nous sommes partis !), nous avons décidé de louer des scooters pour visiter l’intérieur de l’île.
On prend donc vers 10h la direction de Playa Blanca , zone d’arrivée des Ferries. Sans aucune difficulté on trouve le loueur, et après de nombreux papiers a remplir par internet au grand désespoir de Dom, nous enfourchons nos montures.




Alex, avec l’aide de Chat GPT (Google, c’est fini !), nous a organisé un itinéraire de 2 heures : le parc national de Timanfaya, El Golfo et les salins de Janubio.

La route vers Timanfaya rappelle la mythique Route 66. Ce matin, le vent soufflait si fort qu’il était presque impossible de rester stable sur ce scooter.

Nous avons traversé un paysage désertique, dépourvu d’arbres et d’arbustes, avec une terre ocre ou noire, des montagnes majestueuses en arrière-plan et une mer océanique à l’horizon. Quel spectacle !











L’entrée du parc à 20 euros ou la balade à dos de chameau… un peu excessif. Nous avons faim, il est 13h00, alors nous prenons la direction d’El Golfo. C’est un petit village de pêcheur, avec de nombreux restaurants et a côté duquel se trouve le LAGO VERDE, un lac vert grâce aux phytoplanctons, sur une plage de sable noir.








El Golfo, est un petit village typique.







Pour terminer notre balade, une visite des salins de Janubio.




et une pause devant la mirador de Playa Papagayo, une plage située à côté de notre marina.



Le bilan de la journée : 9 km de marche et 60 km de scooter… On va bien dormir ce soir !
Demain sera une journée plus stressante… mais avec l’espoir de retourner à l’eau.
Malheureusement, l’axe est « voilé » et le tourneur n’a rien pu faire. Le marinero me propose soit une pièce d’occasion de la marque, soit d’attendre 30 jours pour en recevoir une neuve. Newlife date de 2014, et je pense que l’axe avait déjà subi un choc auparavant. Je choisis donc la pièce d’occasion pour pouvoir repartir demain.
Entre temps, je fais monter une pompe a eau pour le WC babord car il utilisait l’eau douce du réservoir après chaque passage des équipiers. Limiter la consommation en eau douce reste vital pour notre projet. Désormais nos 2 WC n’utiliseront plus que l’eau de mer.
Il restera le problème de l’alternateur qui provoque une panne du moteur bâbord lorsqu’il s’active. Cela sera pris en charge en mer par l’équipe technique du varadero. Après tout cela, notre route va se poursuivre.
Ce mardi 4 novembre au matin, les mécaniciens sont intervenus en fin de matinée.
Le plombier a terminé les branchements électriques de la pompe wc babord. Il a poursuivi en essayant de résoudre notre fuite d’eau sous évier de la cuisine. Malgré une tentative soldée par un dégât des eaux sous l’évier, il trouva une autre origine à notre fuite : la cartouche filtrante était branchée sur le système avec un raccord fendu. Malgré le téflon, cela risquait de fuir. Donc j’ai pris l’initiative de changer tout le système car le raccord fendu est vendu uniquement avec le kit complet de purification. Chose faite, il attendait la mise à l’eau, comme d’ailleurs le mécanicien, pour valider son travail en ouvrant le passe coque.
Salade et croque monsieur à midi en attendant la mise à l’eau qui n’intervient qu’à 16h. Entre temps, trouver une place à la marina pour la nuit et payer le varadero avec un format de facture convenant à notre assurance. Je dois prendre la place d’un bateau promenade mais quitter l’emplacement avant son arrivée à 9h00 du matin.
Une fois dans l’eau, mon stress est descendu. La fosse mesure 7,50m et le bateau fait 7,15m de largeur. En plus du courant lié à la marée rend les choses moins faciles pour sortir de la fosse.
Je dirige mon bateau à sa place, juste devant la capitainerie. Un mécanicien monte à bord et m’assure que l’alternateur fonctionne bien une fois les cosses de la batterie resserrées (elles étaient complètement lâches). Avec le moteur en marche, l’alerte reste affichée sur l’écran. La panne semble être ailleurs, probablement un faux contact. Il me donne rendez-vous le lendemain matin pour vérifier les connectiques.
Entre temps le plombier vérifie l’absence de fuite sur le passe coque de la pompe. Tout est bon.
Mes équipiers attrapent balais et éponges pour nettoyer le pont et la coque, encrassés par la saleté de l’aire de carénage. Vers 18h, le bateau est impeccable avec une nouvelle pompe WC, aucune fuite sous l’évier, un problème d’embase résolu et un diagnostic d’alerte moteur à vérifier le lendemain.

Il faudra encore déplacer le bateau pour le contrôle mécanique, en espérant que cela ne prenne pas trop de temps, afin de quitter définitivement cette belle marina avant midi.
Le jour J est arrivé. Le mécanicien est passé….ce n’était pas l’alternateur (les cosses de la batterie babord étaient complétement dévissées !) mais les 3 bougies de préchauffage. Pour le changement on me demande encore de changer de place…vers la zone de carénage. J’attends le mécanicien qui ne vient pas. Il est presque midi et aucune nouvelle. Soudain, il arrive, abattu, nous n’avons pas les bougies en stock, par contre nous avons des bougies volvo de préchauffage d’occasions. Il faudra les changer plus loin me dit il ….Je prends la décision d’utiliser ces bougies et à Las Palmas, on achètera les bougies neuves….au prix de 140 euros pièce. Ici, à la marina 50% de rabais.
ILE LOS LOBOS
Nous avons quitté la marina à midi, direction l’île non habitée de los LOBOS, Alex souhaitant profiter de son eau cristalline. Arrivés vers 14h, nous avons mouillé dans l’anse autorisée au sud de l’îlot, avec quelques autres bateaux. Au programme : baignade et sieste. Xavier a testé son Wing Surf pour la première fois. Il s’en est bien sorti, même s’il nous a fait peur avec un vent capricieux et un courant qui l’a forcé à rejoindre le bateau à la nage… et de loin. Quant à moi, une petite trempette dans cette eau à 22° m’a suffi.




À la tombée de la nuit, vers 18h15, je réveille tout le monde, et nous hissons la grand-voile avec deux ris, le solent bien établi, cap sur Las Palmas. Après 1h de moteur face au vent, nous naviguons au portant sous 14 nœuds de vent bien établi.
Quelle joie sur nos regards. Vitesse surface de 6 à 7 noeuds…
Dom nous prépare une tarte à la pomme, un régal.

A cette allure, nous arriverons pour l’apéro sur Las Palmas de Gran Canarie.
Je prends mon premier quart, accompagné de Xavier. Pleine lune, vent arrière…top
GRAN CANARIA – LAS PALMAS



Vers 15h, nous arrivons à Las Palmas. Le temps est gris, avec même quelques gouttes de pluie. La température est de 21°C, bien différente de celle de Lanzarote. À première vue, ce n’est pas terrible, et tout l’équipage est assez déçu. J’appelle à la VHF, et on me répond qu’il faut attendre au mouillage devant le port pour qu’on me trouve une place.

Nous n’attendons pas très longtemps avant qu’on nous demande par VHF de nous rendre au ponton d’accueil.

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Après l’enregistrement de l’équipage, le paiement de la place (55 euros car c’est un port public) et quelques explications, on nous a attribué une place au ponton L sur un catway avec pendilles. Alex s’est coupé sur les pendilles couvertes de coquillages.
On se retrouve au milieu de l’ARC+, et je comprends maintenant le problème de place.

Une bonne douche, et c’est parti pour chercher la meilleure pizzeria du coin. Alex nous guide avec son téléphone. Une vraie expédition… 5800 m aller-retour. Mais aucune déception : une pizza énorme et délicieuse… cela faisait longtemps que je n’en avais pas mangé d’aussi bonne.





Après, direction le bateau pour une bonne nuit de sommeil.
La météo annoncée pour demain est propice, vent arrière de 15 à 20 nœuds.
Après le café du matin et un brin de toilette, nous voilà tous partis au grand supermarché, sacs en main, mais sans aucune liste de courses.
Après 30 minutes de marche, on aperçoit l’HYPERDINO : deux étages de produits alimentaires. La capitainerie m’a informé qu’ils livraient si le chariot était conséquent… et il l’était, MAIS il fallait prévenir la veille. En effet, il fallait attendre le lendemain pour bénéficier de ce service. Dommage.
Dom et Alex décident de prendre le caddy pour rejoindre le bateau… aucune autre option à part appeler un taxi.
Au final, tout s’est bien passé : Alex a ramené le caddie, et nous avons rangé et fait le plein d’eau du bateau.
Un repas léger et nous voilà partis pour le Cap-Vert, plus précisément l’île de Sal, où nous devons récupérer Christiane et Sylvie le 18/11/2025.










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